L’histoire de Shanta (Mala Sinha) est en réalité celle de millions de femmes indiennes, avec une nuance particulière. Elle est à la fois la fille et la belle‑fille de la même maison et du même homme : un juge à la retraite (Ashok Kumar) qui lui accorde cette place à la fois honorable et unique au terme d’un long combat, continu et acharné, contre une société orthodoxe et conservatrice, qui refuse encore de donner à une jeune femme la place qui lui revient et de lui permettre de choisir sa propre vie et son propre amour.
Shekhar (Joy Mukherjee), un jeune homme éclairé et poète, tombe amoureux de Shanta en connaissant parfaitement sa situation de détresse. Dans cette affaire, il reçoit l’aide sympathique de Savitri (Mumtaz), amie de Shanta et sa belle‑sœur, mariée à un bon à rien nommé Mahesh (Mehmood). Mahesh doit courtiser sa propre femme avec la passion d’un amoureux transi, et dans cette poursuite, il est soutenu par son père, homme orthodoxe (Dhumal).
Le pilier sur lequel Shanta s’appuie pour trouver force et soutien est son beau‑père, le juge à la retraite, qui affronte des obstacles redoutables pour faire d’elle sa fille.